Kit de survie pour étudiant #1 : gérer son appart et ses repas

En études supérieures depuis 3 ans maintenant, j’ai identifié au cours de ces dernières années quelques essentiels de ma vie d’étudiante. Ce sont des petites choses que j’ai  apprises à faire pour me faciliter la vie au quotidien. Petit à petit, je me suis construit des habitudes qui me servent à ne pas sombrer dans les méandres de la vie étudiante qui se résument à crouler sous une immense pile de linge sale et construire une tour de Pise avec sa vaisselle dans l’évier. Hm, je suis sûre que vous voyez de quoi je parle. J’ai résumé ces astuces sous forme de « commandements », pour rendre le truc un peu plus fun. J’espère que tout cela pourra vous aider !

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Ce que voyager veut dire

Il y a quelques temps, j’ai compris que dans cette société où chacun de nos gestes a un impact sur notre grande maison Madame la Planète Terre, voyager était devenu quelque chose pour moi qui devait avoir du sens. J’aimerais réussir à choisir des destinations non pas parce qu’elles me séduisent de part leurs aspects touristique et esthétique mais parce qu’elles veulent dire quelque chose pour moi, mon histoire, ma sensibilité, mes goûts. Je crois de plus en plus que le voyage est beau et mémorable quand il a du sens pour soi, quand on ne choisit pas de partir juste pour partir mais qu’on va au-delà. Quand voyager s’inscrit dans une volonté de découverte dont on a déjà entamé le tissage. Voyager ne serait pas un réflexe dès que l’on a une période de congés mais plutôt un processus réfléchi qui suivrait un cours logique, qui nous apparaîtrait évident. Peut-être qu’alors, on visiterait deux fois la même destination parce qu’elle a une place toute particulière dans notre cœur, on retournerait dans des endroits qui nous ont plu pour les montrer à d’autres, on s’enivrerait plusieurs fois du même paysage parce qu’il nous émeut d’une façon toute particulière, on irait à la rencontre d’un autre peuple parce qu’on voudrait comprendre comment est ce qu’il fonctionne, on mettrait plus de sens là où on nous pousse à mettre de la pure et dure consommation.

Depuis ma découverte de Copenhague et du Danemark en 2017, je cultive le rêve de visiter toute la Scandinavie et l’Europe du Nord, de découvrir ces pays dits « les plus heureux du monde », ces paysages magiques, ces gens qui me touchent par leur manière de vivre ensemble en société, d’appréhender leur quotidien en toute simplicité et de profiter de la vie. J’ai visité Stockholm, Amsterdam et une partie des Pays-Bas, une bout de la Laponie mais les terres à fouler sont nombreuses encore et imaginer ces voyages fait sens à mes yeux surtout lorsque je le complète par des lectures, des films, des séries portant sur ces pays. Peut-être que d’ici plusieurs années, ma vision des choses aura bien changée, en attendant, c’est cet idéal que je convoite.

Et pour vous, c’est quoi, voyager ?

Parmi les livres

C’est où, vous, votre « happy place » ? L’endroit qui vous rassure et vous remonte le moral à coup sûr ?

Moi, c’est là. Parmi les livres, entre les mots, à danser sur les pages, naviguer entre les lignes. Lire des résumés de livres, me rappeler de mes titres préférés, ne faire qu’observer les couvertures, sentir l’odeur du livre neuf, dresser la liste des œuvres qui me restent à découvrir (il y en a beaucoup, beaucoup), pencher la tête vers la gauche et scruter les étagères pour chercher un auteur précis… Respirer plus calmement, arrêter le temps au milieu de ce qui est et restera pour toujours. Les mots.

Les librairies et bibliothèques me donnent le tournis. Quand on y pense, c’est fou tout ce que produit l’esprit humain depuis tant d’années. Et ce vertige, finalement, est aussi le plus réconfortant que je connaisse.

Croire

Pour continuer à avancer, je m’amuse à croire. Croire que je peux réussir un concours, croire que je peux me remettre au sport, croire que je peux cuisiner un plat sans le rater. Croire que je peux trouver du temps pour lire alors que j’ai plein de choses à faire, croire que je vais être une super marraine pour mon neveu qui arrive dans quelques semaines, croire que je peux me débrouiller seule. Croire que c’est une bonne idée de me mettre au dessin, croire que j’ai bien fait de me lancer à fond dans Platine (@plaatine), croire que travailler dur en vaut toujours la peine. Croire que la vie nous met toujours là où on doit être, croire que c’est nous qui choisissons tout, croire qu’en s’organisant bien, tout peut être pour le mieux.
Je m’amuse à croire. Et puis parfois, souvent, ça marche.

Recommencer

Tout recommence.
Un dossier que l’on prépare méticuleusement, que l’on relit et vérifie 20 fois. Que l’on poste la boule au ventre. « Tout dossier incomplet ne sera pas pris en compte. » Puis une lettre arrive un jour dans la boite aux lettres. Un papier rose bonbon, avec son nom dessus. Ce fameux papier qui vous fait devenir un simple numéro de candidat, un emplacement de table, une place dans une salle immense dans laquelle la seule chose qui tourne rond, c’est l’horloge rectangulaire aux gros chiffres rouges en haut d’un mur.

On gomme tout ce qui a pu se passer avant et on s’offre une nouvelle chance. Parce que rater, échouer, ça fait partie de la vie. C’est normal. C’est ce qui fait avancer. Il va falloir travailler des heures encore. C’est sûr. Réouvrir les cahiers déjà cornés, raturés, surlignés. Relire une écriture vieille de plus d’un an. Remettre la machine en route. Ré-actionner les mécanismes. Se plonger dans un état d’esprit qu’on a mis de côté depuis des mois. C’est un peu comme enfiler de vieilles chaussures qu’on n’a pas portées depuis longtemps. Ça met du temps à devenir confortable.
Apprendre avec concentration et intelligence. Faire un tri pertinent et personnel des informations. Réfléchir.

Au dedans, il y a des sentiments contradictoires qui se bousculent : la peur, l’angoisse, le déni, l’espoir, la joie, le défaitisme, l’envie, la détermination, le pessimisme. Tout se mélange, ça change d’une minute à l’autre, c’est lourd à porter. Mais dans le fond, si on y réfléchit bien, c’est moi qui décide tout. Cette cacophonie interne, je vais bien finir par trouver les moyens de la faire taire, si je l’ai créée moi-même.

C’est rigolo, quand-même, tout ce que la vie nous fait traverser comme épreuves pour arriver à soi.

Ce qui n’a jamais été

Défais tous les nœuds, ferme grand les yeux. Respire au rythme de la musique, pense à la mer et ses vagues. Comme elle s’en va, comme elles reviennent. Ouvre les bras et prends tout ce qui vient.

Laisse la page se tourner, le temps passer, les larmes sécher. Accueille l’inconnu comme une énième chance, un bain dans le nouveau. Marche, peu importe si tu ne marches pas droit. Partir, c’est goûter à l’aventure. Il faut être curieux et excité à l’idée de ce qui n’a jamais été.

Regarde vers l’horizon, il a toujours raison. Rien n’est acquis, il y a beaucoup à faire. Écris les mots, les sentiments, les rencontres et les p(l)eurs. Dessine chaque jour un nouveau trait, le contour de tout ce qui peut être encore. Et surtout, n’oublie pas de danser.

Les livres de papier

Il y a quelques jours le philosophe et essayiste Tristan Garcia disait dans Boomerang au micro d’Augustin Trapenard (@atrapenard) : « Un des problèmes du livre dématérialisé c’est qu’on ne parvient pas à repartir le poids de ce qui a été lu et de ce qui n’a pas été encore lu dans les deux mains. Le curseur n’indique pas matériellement, de façon sensible, comment l’on progresse dans un livre. » Au cours de cette interview, ce n’est pas les seules paroles de l’auteur qui m’ont marquées (il vous faut écouter et lire Tristan Garcia mes chers amis, c’est là l’un de mes projets de cette année, notamment grâce à @lesmotsailes) mais elles m’ont fait particulièrement sourire. Lire la suite